Ils voulaient appeler les célibataires à "matcher avec la démocratie". Pour fêter la Saint-Valentin, les Jeunes avec Macron ont eu une idée "disruptive". Les militants du parti de la majorité ont annoncé le dimanche 13 février la création de plusieurs comptes sur Tinder, Bumble et Grindr avec un même visuel, appelant à voter à la prochaine élection. Sauf que cette initiative ne répond pas aux conditions d'utilisation des applications.
Ainsi, chez Tinder, les choses sont claires et nettes. Il n'est pas autorisé d'avoir de "faux profils, y compris ceux créés dans le cadre de campagnes politiques". Dans ses "règles de la communauté", Tinder précise en effet que les comptes "ne peuvent être détenus par plusieurs personnes". Par ailleurs, il y est aussi "interdit de démarcher d'autres utilisateurs", et cela comprend la promotion d'une "campagne électorale".
Or, sur ces questions, le deuxième site préféré des Français pour les rencontres affirme auprès de TF1 info appliquer une "politique de tolérance zéro". C'est pourquoi - et bien que la question de l'abstention soit prise très au sérieux dans l'entreprise - "si de faux profils sont créés, nous prendrons des mesures adéquates". "Tout membre qui crée de faux profils pour utiliser Tinder pour mener une campagne politique verra son profil supprimé", prévient un porte-parole de l'entreprise.
Une décision que pourraient prendre également les deux autres sites, qui refusent, eux aussi, la création de faux comptes et le démarchage. À l'instar de Bumble, qui recommande à ses utilisateurs de ne publier "aucune photo où vous n'apparaissez pas". Une consigne qui va avec la politique du site de rencontre, qui souhaite "encourager l'ensemble des membres" inscrits "à faire preuve d'authenticité dans le cadre de leurs échanges", comme nous le souligne un porte-parole. Or, s'il est possible de discuter "ouvertement" de sujets politiques - le site permettant même d'avoir des "badges" aux couleurs de l'orientation politique de chacun - l'entreprise rappelle qu'elle surveille "toute utilisation abusive de l'application ou toute conduite contraire à nos conditions générales d'utilisation". Ce qui comprend "la création de faux profils ou l'utilisation de Bumble à d'autres fins que celle des rencontres", comme nous le confirme un porte-parole.
Quant à Grindr, il indique qu'aucune "offre non sollicitée", ne sera acceptée sur son chat conçu pour hommes homosexuels. Et cela comprend "les messages de sollicitation", et les "annonces informatives". Interrogée sur les mesures que pourraient prendre cette plateforme, elle n'a pas répondu à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Face à l'éventualité d'une telle modération, l'équipe des Jeunes avec Macron se défend de toute "campagne électorale". Et assume ses choix. "Il n'y aura aucun changement de stratégie", assure un membre de mouvement auprès de TF1 info. Ceci dit, il y aura bien "deux réajustements". Le mouvement n'utilisera "aucune utilisation de comptes premium payants", et n'aura recours à la "création d'aucun faux compte". "La mobilisation sera la même, mais à partir de vrais profils sur Tinder, qui appartiennen...
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